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Qui serais-je dans 1000 jours ?

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Qu’y a-t-il au fond de nous-même, sous la surface ? (photo from : http://annelieadventures.com/)

 

                Qui sommes-nous ? Qu’y a-t-il derrière notre apparence, derrière nos différents masques ou derrière notre égo.

J’ai commencé à tenir un journal. Peut-être un peu plus qu’un journal intime. Il a pour titre : « Qui serais-je dans 1000 jours ? ».

Il a débuté ce matin ainsi :

« Le soleil caresse à peine les cimes des montagnes gapençaises ce nouvel an 2016. Il n’y a pas eu d’abus alimentaire la veille, il sera d’autant plus agréable d’aller courir un peu avant le petit déjeuner.

                L’heure est raisonnable. Le parcours aussi : 45 minutes à tout casser, avec un dénivelé positif tout de même sympa en fin de parcours.

Bon d’accord, je ne prends pas de chaussures ce matin. Personne n’est parfait. Mais j’aime courir pieds-nus. On le savait déjà, j’étais fan de chaussures à doigts et de Erwan Le Corre, c’était donc l’étape suivante normale. Encore un moyen d’apprendre beaucoup sur qui je suis et comment fonctionne mon corps. En même temps, je n’ai pas spécialement de mérite, la température de quelques degrés seulement au-dessus de zéro agit comme un antalgique sur mes orteils et je ne sens que peu les premières coupures et ampoules. Au bout de quelques kilomètres, j’ai juste l’impression de courir sur des moignons ! »

 

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Un nouvel an bon pied, bon œil (en photo, l’auteur)

 

Nous sommes le premier janvier. C’est le nouvel an. Il n’est pas très malin de commencer l’année ainsi mais les vieilles habitudes ont la peau dure (plus que les pieds en tout cas). Le bilan de l’année écoulée est difficile pour beaucoup de monde, ici comme ailleurs. Sur le plan plus personnel, ce fut une année de récupération et d’apprentissage de mes limites, si fluctuantes. Ce temps, je l’ai mis au service de l’introspection. J’avais donc fait mon bilan avant l’heure : quel a été mon parcours, qu’ai-je fait, où vais-je, qu’est-ce que je veux ou ne veux plus ? Et surtout, qui je suis aujourd’hui ?

Je suis bien plus raisonnable qu’avant mais je ne renonce pas pour autant à ce qui me caractérise. Je renforce toujours ma capacité de résilience si ce n’est que j’ai appris à ne pas détruire mon intégrité en le faisant. Ça m’aide, je l’espère, à faire de moi un meilleur enseignant et un meilleur coach.

 

Coaching d'enfer
Un bon coach : un peu de technique, beaucoup d’empathie et une montagne de pédagogie

 

Pourtant, cette année, pas de bonne résolution en perspective ! Pas de promesse, pas de course aux chimères, pas d’attente. A la place, je commence un nouveau programme. Un gros programme !

Je relis régulièrement les anciens articles de mon maître d’aïkido. Il y en a un que j’aime bien qui s’intitule 3000 jours au japon. Je trouve que c’est plein d’enseignements. Entre résolution, frustrations et sacrifices pour atteindre son but. Au final, c’est une expérience et un chemin qui nous change ou nous fait grandement évoluer et surtout, qui change radicalement notre vie.

Ainsi, je me suis décidé durant octobre, j’ai fait mes préparatifs en novembre, et j’ai commencé à mettre mes outils en place en décembre. J’attaque un programme en deux étapes.

La première est de 1000 jours ! Un chiffre emblématique. La seconde aura la même durée, avec des objectifs différents.

Un programme de 1000 jours, c’est quoi ? Un programme pour quoi, d’abord ?

 

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C’est ça mon programme ? OMG !

 

De la même façon que je ne trouve pas intéressant d’étudier la main sans étudier l’esprit qui la sollicite, d’étudier l’esprit sans les yeux et/ou les oreilles qui l’ont construit, mon programme ne peut pas être que sportif.

Il est martial, sportif, mental, familial et professionnel. J’ai défini des objectifs compatibles entre eux, j’ai tracé les grandes lignes y menant et surtout j’ai choisis des outils adaptés à qui je suis, à ma personnalité profonde. Si l’égo arrive à rester à sa juste place, le reste ne sera que courage, remédiations objectives, lâcher-prise et plaisir.

Cette fois-ci, je ne vise aucun exploit, je ne vise aucune ceinture (ce qui avait déjà cessé de me faire courir), ni aucune reconnaissance. Si ces choses arrivent, ce ne sera qu’une conséquence, en aucun cas un but.

Lorsque j’avais trente ans, je me disais que si je rencontrais celui que j’étais à 20, il me trouverait ridiculement faible et aurait peut-être honte de ce qu’il est devenu. Aujourd’hui, après bien des chaos survenus dans ma vie, je pense être bien plus fort que les deux précédents ne l’ont été, principalement d’un point de vue martial mais aussi dans mes possibilité d’être, d’évoluer et de durer dans tous les aspects de la vie.

 

Retour vers le futur : ce que nos actions nous feront devenir (photo : Tom Hussey, Reflexion)
Retour vers le futur : ce que nos actions nous feront devenir (photo : Tom Hussey, Reflexion)

 

Ce qui m’intéresse maintenant, c’est de voir qui je serai dans 1000 jours. Que celui que je serai soit fier de ce que je fais aujourd’hui et que je sois satisfait de qui je serai alors. Que je devienne un possible modèle, pour moi-même principalement, comme tant d’autres l’ont été ou le sont encore aujourd’hui (Crazy Horse, Musashi, Belmondo, Musimu, les frères Tamaki, …) Chaque cheminement nous fait évoluer et nous façonne. Ce parcours sera le mien véritablement. J’ai la sensation de pouvoir et de devoir écrire mon propre devenir. J’ai le sentiment d’être l’actionnaire majoritaire de ma vie. Je veux me reconnecter à mon moi profond. A ce qui faisait de moi l’enfant que j’étais avant que la société, quels que soient ses qualités ou ses travers, ne me forge à sa main.

 

Rock Solid Race
L’entraide en guise de réussite (photo: Rock Solid Race)

 

Cette réalisation ne sera cependant pas exclusivement centrée sur moi. C’est au travers de mes apports aux autres que je compte y arriver. Je veux être une pierre des fondations grandissantes du Kishinkaï, un coach qui amène chacun à se transcender sans se perdre en route, un homme qui ressent encore plus les émotions, qui ressent les autres, qui ressent la truite bondir hors de l’eau mais qui garde la sérénité du lac qui l’abrite, un homme qui s’accomplit pleinement. Et oui, tout un programme. Je vous l’avais bien dit.

Tous mes vœux vous accompagnent dans vos entreprises, pour 2016 et pour après !

Rendez-vous dans 1000 jours.

 

S'accomplir pleinement
Une vie d’émotions
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